Journée internationale des femmes – Le 8 mars 2018

//Journée internationale des femmes – Le 8 mars 2018

Journée internationale des femmes – Le 8 mars 2018

La Journée internationale des femmes représente le moment voulu pour mettre en relief le chemin parcouru par les femmes (notre définition de la femme INCLUT toute femme transgenre) d’un point de vue historique, politique et égalitaire. Mais il s’agit aussi d’une journée durant laquelle nous nous projetons vers l’avenir pour y cerner les défis auxquels nous allons encore devoir faire face.

Depuis la lutte menée ardemment par les suffragettes pour obtenir le droit de voter et en passant par le combat des militantes de nos jours, les femmes se démènent pour améliorer les conditions du genre humain et non pas seulement les leurs, mais aussi celles de leurs mères, sœurs et filles, ce qui inclut nos sœurs transgenres. Les femmes se battent pour obtenir des améliorations à la condition des générations d’aujourd’hui et de celles de demain.

Le but ultime des femmes, où qu’elles soient de par le monde, est d’en arriver à une égalité parfaite entre les sexes, une situation où les opportunités et responsabilités n’ont plus rien à voir avec le sexe de la personne.

Célébrée pour la toute première fois le 19 mars 1911, en Autriche, au Danemark, en Allemagne et en Suisse, la Journée des femmes fut officiellement reconnue par les Nations Unies en 1975, après quoi cette organisation internationale adopta une résolution qui en faisait passer la date au 8 mars.

Cette année, le thème choisi est #MonFéminisme.

Les femmes sont en bien trop petit nombre à des postes de dirigeantes que ce soit au sein des administrations gouvernementales, d’entreprises ou de conseils d’administration. Qui plus est, elles ne représentent que 21,6 % des membres de la haute direction de sociétés selon Fortune 500.

À cela il convient d’ajouter qu’elles sont sous-représentées dans la sphère politique, 26 % seulement de la 42ème législature y siégeant, et ne constituent que 28 % des conseils municipaux et tout juste 18 % des maires du Canada.

Les femmes sont toutefois majoritaires aux postes de dispensatrices de soins, s’occupant aussi bien d’enfants que de parents âgés, consacrent en moyen 50 heures par semaine à assurer des soins à l’enfance et ce, sans pour autant être rémunérées, et sont deux fois plus susceptibles de passer une dizaine d’heures par semaine à prendre soin d’un(e) aîné(e). Qui plus est, les tâches ménagères qu’elles assument leur prennent en moyenne 13,8 heures par semaine.

Aujourd’hui encore, les femmes gagnent moins que les hommes à des postes identiques ou comparables. En effet, en générale elles reçoivent 68,4 % du salaire qu’un homme toucherait au même poste. Alors qu’elles représentent les deux-tiers de la main-d’œuvre à temps partiel, les femmes sont surreprésentées dans les emplois précaires, et composent la vaste majorité du pourcentage du salaire minimum.

Les femmes courent 20 % de plus de risques d’être victimes de violence fondée sur le sexe, ces risques étant trois fois plus élevés chez les femmes autochtones.

Les femmes transgenres ne sont pas incluses dans le Recensement de Statistique Canada, vivent généralement au niveau du seuil de pauvreté ou en deçà, et font face à davantage de difficultés pour se trouver un emploi rémunérateur que tout autre groupe démographique. Certaines situations aussi simples que d’être en sécurité dans des toilettes sont bien souvent ignorées. Seules 37 % des transgenres occupent un emploi à temps plein, 18 % sont plus susceptibles de se voir refuser un emploi, alors que 32 % disent ne pas savoir avec certitude si la décision de ne pas les embaucher a été prise en fonction de leur sexe. Les femmes transgenres sont deux fois plus susceptibles d’être victimes de violence conjugale comparativement au pourcentage moyen des femmes. Comment s’y prendre pour obtenir des améliorations lorsque l’on ne dispose que de statistiques limitées ?

L’identité de genre est bien précisée dans le Code criminel du Canada, ainsi tout acte de violence à l’encontre de personnes transgenres est officiellement considéré comme étant un crime motivé par la haine. Les lois ne protègent pas les individus, des lois comme celles-ci offrent des recours ou sentences.

L’Article 319 (1) du CCC fait mention d’ « un groupe identifiable », et l’Article 318 (4) donne une définition de « groupe identifiable » qui inclut l’identité ou l’expression de genre.

Avant cet amendement l’année dernière, les tribunaux des droits de la personne tout comme les organismes fédéraux et provinciaux acceptaient et reconnaissaient ces plaintes mais sous d’autres motifs, généralement celui du sexe. Ce changement précise bien les choses.

Alors, que pouvons-nous faire pour continuer de progresser ?

Commencez par regarder autour de vous.

Les attitudes et autres comportements doivent changer.

Vous souvenez-vous du slogan « Nous toutes ou personne » ?

Pour qu’elles acquièrent ce dont elles ont besoin pour réussir, les femmes et les filles doivent se voir offrir de meilleures possibilités d’apprentissage et d’enseignement. Nous devons commencer par signaler les stéréotypes sexistes dont sont affublées les femmes, là où on attend d’elles de moins en moins de connaissances. Nous devons instruire les femmes qui s’intéressent à jouer des rôles qui ne sont pas sexospécifiques et ce, pour leur donner ce dont elles ont besoin pour réussir. Nous devons nous entraider. Nous devons signaler les inégalités, CHAQUE JOUR !

2018-03-05T12:01:08+00:00
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