Déclaration du SSG sur la vérité et la réconciliation

29 sept. 2021

Septembre 2021

Déclaration du SSG sur la vérité et la réconciliation

Le 30 septembre 2021 est la première Journée nationale de la vérité et de la réconciliation, l’occasion d’honorer les enfants perdus et les survivant(e)s des pensionnats, leurs familles et leurs communautés. 

Le SSG vous encourage à vous renseigner sur l'histoire, à participer à un événement, à tendre la main à un(e) survivant(e) et à ouvrir votre cœur. Tant de dommages ont été causés à l'âme de ces enfants au cours du siècle qui s'est écoulé entre 1881 et 1996, alors que ces lieux existaient. En 1920, Duncan Campbell Scott a fait adopter un amendement à la Loi sur les Indiens pour rendre obligatoire la fréquentation de ces institutions pour tous les enfants de moins de 15 ans. Selon ses propres mots, « Notre but est de continuer jusqu'à ce qu'il n'y ait plus un seul Indien au Canada qui ne soit assimilé à notre société, qu'il n'y ait plus de question indienne, ni de ministère des Indiens. »

La journée du chandail orange a débuté lors d'un événement envisagé par le chef Fred Robbins, un survivant du pensionnat de la Mission St. Joseph qui voulait que les Autochtones et les non-Autochtones se rassemblent pour se souvenir. Le ‘chandail orange’ provient d'une expérience racontée par Phyllis Jack Webstad : sa grand-mère lui avait acheté un chandail orange tout neuf pour son premier jour au pensionnat. À son arrivée, on l'a déshabillée et elle n'a jamais revu son chandail.  

Cette histoire a donné naissance à un mouvement populaire au sein duquel les gens portent des chandails orange pour perpétuer le souvenir de ces enfants et de leurs familles et les honorer. L'argent récolté par la vente de ces chandails orange sert à soutenir les survivant(e)s. 

L'histoire des pensionnats indiens dans ce pays est particulièrement triste pour nombre de Canadiens et Canadiennes, mais elle doit être racontée et commémorée pour que de telles choses ne se reproduisent plus.  

Nous devons également reconnaître les actions que le gouvernement prend encore aujourd'hui, actions contre lesquelles nous devons nous battre en tant que syndicat. Les ‘écoles’ résidentielles ont peut-être disparu, mais les pratiques n'ont fait qu'évoluer. Les Autochtones sont surreprésentés dans les systèmes de placement familial et d'emprisonnement. Une institution a été remplacée par une autre, et il nous faut bien reconnaître que cela fait partie du racisme systémique auquel il faut mettre fin.

Il existe de nombreuses façons d'apprendre cette histoire. Nous vous recommandons de lire les rapports de la Commission Vérité et Réconciliation, de voir des films tels que ‘Nous n'étions que des enfants...’ ou encore ‘Cheval indien’. Consultez vos communautés locales, les médias sociaux et les centres d'amitié autochtones pour connaître les événements et les informations relatifs à la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation. Participez, portez votre chandail orange et parlez-en aux gens qui veulent en savoir davantage.

Le Comité d'équité du SSG