Vice-président national Équité

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Vice-président national Équité 2017-02-08T14:06:02+00:00
Lori Walton
Lori WaltonVice-président national Équité

Le mois de février est celui de l’histoire des Noirs

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psac-aboriginal

Une année vient de s’écouler depuis la publication du Rapport Vérité et Réconciliation, année au cours de laquelle nous avons élu un nouveau gouvernement qui, entre autres, a promis de prendre des mesures et de faire des avancées vers la réconciliation.

Nous constatons toutefois que la crise n’en perdure pas moins ! En effet, des avis sont toujours émis pour faire bouillir l’eau avant de la consommer et ce, dans un grand nombre de communautés autochtones. Des écoles ont encore et toujours besoin d’énormément de fonds et de profondes rénovations de leur infrastructure. Nous constatons aussi que le nombre de suicides fait la une des médias en ce qui concerne la Première nation Attawapiskat, et pourtant ce problème n’est toujours pas abordé. Il fait l’objet d’un bref intérêt puis est de nouveau, et vite, ignoré.

Que pouvons-nous faire pour éliminer une fois pour toutes ces conditions dans notre pays ? Nous ne pourrons y arriver si nous continuons de fermer les yeux et de jeter nos mains en l’air en disant que ce n’est pas à nous de régler le problème !

Il nous faut comprendre ce qu’est le colonialisme pour comprendre que les obstacles que renferme le système sont toujours présents.

Pour bien comprendre les obstacles systémiques en place, prenez le temps de regarder la vidéo suivante sur le colonialisme :

Justice pour les peuples autochtones – Voyons-y! https://www.youtube.com/watch?v=wMuJQjlU5KY&feature=youtu.be.

Je vous invite, toutes et tous, à assister ou participer le 21 juin prochain à une Journée autochtone nationale de célébrations dans votre région, à connaître ainsi les enjeux actuels et à savoir ce que vous pouvez faire.

Continuons de faire preuve de diligence envers les uns les autres, et de tenir le gouvernement responsable de la mise en application des recommandations du Rapport sur la vérité et la réconciliation, et aussi de ses engagements envers les communautés autochtones.

En toute solidarité,
Lori Walton
Vice-présidente nationale – Équité

 

Tout ce qui arrive à la terre, arrive aux fils de la terre. Ce n’est pas l’homme qui a tissé la trame de la vie : il en est seulement un fil. Tout ce qu’il fait à la trame, il le fait à lui-même.

Chef Seattle, 1854


AHM

 

Le mois de mai est celui du Patrimoine asiatique

La consoeur Jeannine Nguyen, membre du Comité de l’équité du SSG, s’est portée volontaire pour communiquer de l’information sur le Mois du Patrimoine asiatique à des fins d’affichage sur le site du SSG. Aussitôt après avoir reçu mon invitation à partager avec nous quelques mots personnels à inclure dans l’article, la consoeur Nguyen nous a fait part des événements vécus par sa famille.

Lorsque vos sections locales ou milieux de travail fêteront le Mois du Patrimoine asiatique en mai, prenez le temps non seulement d’en savoir davantage sur les célébrations et traditions d’une autre culture, mais aussi de connaître sa riche histoire.

Merci, chère consoeur, de nous avoir permis de connaître ton histoire.

En toute solidarité,

Lori Walton, présidente du Comité de l’équité du SSG

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Récit de Jeannine :

Mon père faisait partie des quelque 60 000 réfugiés qui sont arrivés au Canada par bateau. Mes parents prirent la terrible décision de diviser notre famille composée de 5 membres…en deux ! Ils décidèrent en effet que ma sœur aînée accompagnerait mon père au long de ce très dangereux périple, dans l’espoir de trouver une vie meilleure pour toute la famille. Si mon père choisit ma sœur plus âgée c’est parce que ma petite sœur était trop jeune, et qu’en ce qui me concerne ma grand-mère pouvait s’occuper de moi. Ainsi, mon père et ma sœur embarquèrent le 5 juillet 1979 à 2 heures du matin, mais en raison d’une violente tempête de pluie qui s’abattit tôt ce matin-là, le navire dut faire un bref arrêt près de Thanh Ang. L’embarcation faisait environ 12 mètres de long sur 2 mètres de largeur, et transportait 105 personnes. Avec ma mère et ma petite sœur, je suis restée au pays. Je ne peux m’imaginer un instant ce que mes parents ont dû ressentir au moment de leur séparation. Combien de fois ma mère a-t-elle pensé que mon père et ma sœur avaient péri au milieu de l’océan Pacifique.

Un incident éclata à bord du navire lorsque les personnes chargées de son entretien versèrent par erreur de l’eau dans les réservoirs de carburant en pleine nuit. Ce n’est qu’au moment de refaire le plein qu’elles s’aperçurent que c’était de l’eau et non de l’essence dans les cuves, alors, et fort heureusement, elles s’arrêtèrent à temps. Elles vidèrent l’eau dans l’océan et se servirent des conteneurs pour conserver l’essence, ce qui fit qu’il n’y eut pas d’eau à boire pendant 3 jours ! Les passagers durent alors recueillir l’eau de pluie pour assouvir leur soif. Les vivres étant rares, ils utilisèrent l’eau salée de l’océan pour faire cuire du riz, dont ils n’en consommèrent pas beaucoup. Ce n’est qu’au troisième jour de leur traversée qu’ils aperçurent le sommet d’une montagne, signalant la proximité d’une île. Après une autre journée en mer, ils s’approchèrent de l’une des îles indonésiennes. Dès qu’ils mirent le pied à terre, ils furent accueillis par les insulaires qui leur offrirent de l’eau et quelques vivres. Les forces de police locales, une fois prévenues de la présence de ces réfugiés, décidèrent de les déplacer vers d’autres villes, puis sur une île isolée pour une période de 3 mois. Il se trouva qu’un navire battant pavillon français, Le Luminaire, naviguait à proximité de cette île, et avertit aussitôt les Nations Unies de la situation. Tous les réfugiés vietnamiens furent alors transférés à bord d’un navire que firent venir les NU, vers le Camp de réfugiés Galang, situé sur l’île de Galang.

Plusieurs mois s’écoulèrent avant que mon père et ma sœur soient interviewés par des représentants du Canada, après quoi ils obtinrent un visa pour entrer au Canada où ils arrivèrent le 17 janvier 1980 à la BFC d’Edmonton. Par la suite, on les envoya dans une BFC à Montréal d’où ils partirent s’installer à Val d’Or. Mon père et ma sœur furent les premiers réfugiés à être accueillis par cette ville. Ce n’est qu’une fois arrivé à Val d’Or que mon père envoya son premier télégramme à ma mère l’informant de leur arrivée, sains et saufs, au Canada. Ils restèrent quelques mois dans cette ville, y apprirent des rudiments du français puis déménagèrent à Calgary en juin 1980. C’est alors que mon père nous parraina, après quoi le reste de la famille arriva en octobre 1982.

Mon père eut la possibilité de se rendre en Californie par le truchement d’un parrainage d’une famille, mais décida de ne pas aller vivre aux États-Unis. Il lui aurait fallu plus de temps pour parrainer les autres membres de sa famille aux É-U. Si mon père opta pour le Canada, c’est qu’il trouva le pays pacifique. Malgré les grands froids hivernaux, la météo ne joua aucun rôle dans sa décision de rester au Canada. Il voulait garantir l’avenir de ses enfants et leur donner les meilleures opportunités de réussir dans la vie – ce que le Canada nous offrit.

Cette histoire revêt pour moi de plus en plus d’importance au fur et à mesure que je vieillis et que je me rends compte des énormes sacrifices que mon père et bien d’autres réfugiés ont dû faire dans la quête d’une vie meilleure. Le simple fait de constater que le Canada en est parfaitement conscient et qu’il a désigné le mois de mai celui du Patrimoine asiatique, réaffirme que mon père a fait le bon choix en décidant de s’installer au Canada. Nous apportons toutes et tous notre contribution au Canada, peu importe d’où nous venons.

Vous trouverez en annexe une vidéo et une affiche que vous pourrez utiliser :

http://www.cic.gc.ca/francais/multiculturalisme/asiatique/refugies_vietnamiens.asp

Jeannine Nguyen

Présidente, Section locale 30401

Membre du Comité d’Équité du SSG

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Février est le Mois de l’histoire des Noirs

MHN

Il faut que tout le monde – Canadiennes et Canadiens à titre individuel, milieux de travail, organisations syndicales, communautés – prenne le temps de faire une pause et de se remémorer, de célébrer et de reconnaître le Mois de l’histoire des Noirs.

Thème de 2016 – Terres sacrées – Sites de lieux commémoratifs afro-américains

En décembre 2015, le Parlement du Canada reconnaissait officiellement le mois de février comme celui de l’histoire des Noirs et ce, à la suite d’une motion présentée par la première Canadienne Noire élue au Parlement, l’honorable Jean Augustine, députée de la circonscription Etobicoke-Lakeshore.

En février 2008, le sénateur Donald Oliver, premier homme Noir à avoir été nommé au Sénat, déposait une motion pour que le Sénat reconnaisse officiellement le mois de février comme étant celui de l’histoire des Noirs, laquelle motion fut approuvée à l’unanimité puis adoptée le 4 mars 2008. L’adoption de cette motion confirmait ainsi la position du Parlement du Canada sur le Mois de l’histoire des Noirs. La sénatrice Anne Cools devint la première femme Noire nommée au Sénat.

En 2011, la consoeur Sharon DeSousa et le confrère Larry Rousseau furent élus comme VPER, devenant les premiers membres raciaux visibles de l’AFPC à siéger au Conseil national d’administration de l’Alliance.

Pour en apprendre davantage sur le mois de l’histoire des Noirs, consultez les sites suivants :

L’histoire de l’équité en emploi au Canada

http://syndicatafpc.ca/lhistoire-lequite-en-emploi-canada?_ga=1.255395656.1529780213.1453918604

Historica Canada – Histoire des Noirs au Canada

http://www.histoiredesnoirsaucanada.com/

Si le moment est venu de célébrer le Mois de l’histoire des Noirs, il ne faut surtout pas pour autant en oublier tout le travail qu’il reste encore à accomplir dans ce domaine.

En toute solidarité,

Consoeur Souad (Sue) Soubra

Membre du Comité de l’équité du SSG

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