22 oct. 2026
La force de la fonction publique canadienne repose sur les personnes qui la font vivre.
Alors que les négociations avec le Conseil du Trésor entrent dans une phase décisive, le Syndicat des services gouvernementaux (SSG) réaffirme son appui indéfectible aux équipes de négociation. Leur objectif : obtenir une convention collective qui reflète les réalités du travail et protège les droits du personnel de la fonction publique.
Le personnel de la fonction publique a l'habitude de devoir en faire davantage, de s'adapter rapidement et d'assurer la continuité des services dont dépend la population canadienne, souvent dans un contexte marqué par une grande incertitude.
Ce qu'il ne devrait pas avoir à faire, c'est défendre sans cesse la valeur de son propre travail.
Pourtant, c'est de plus en plus ce qui se joue à la table de négociation.
Après des mois de négociations, d'importantes questions demeurent en suspens. Le Conseil du Trésor a présenté une proposition salariale prévoyant des augmentations annuelles moyennes de moins de 1 %, bien insuffisantes pour suivre la hausse du coût de la vie. Parallèlement, les concessions proposées soulèvent de sérieuses préoccupations quant à la sécurité d'emploi, aux conditions de travail et à l'avenir des protections négociées collectivement.
Mais les enjeux dépassent largement chacune de ces propositions.
Une convention collective ne se résume pas à un ensemble de dispositions sur les salaires, les avantages sociaux et les conditions de travail. Elle établit des normes sur lesquelles le personnel peut compter, des protections qu'il peut faire respecter et des décisions sur lesquelles il peut exercer une influence collective.
Lorsque ces protections sont affaiblies ou retirées du processus de négociation, c'est quelque chose de plus fondamental qui est menacé : la capacité du personnel à participer à la définition de ses propres conditions de travail.
Pour les membres du SSG, dont les responsabilités touchent de nombreux rouages essentiels au fonctionnement de la fonction publique fédérale, ces décisions ont des conséquences bien réelles. Elles influencent la stabilité, la prévisibilité et l'équité de leur vie professionnelle.
Les conditions dans lesquelles le personnel de la fonction publique exerce ses fonctions sont indissociables des services qu'il fournit.
Protéger ces conditions est à la fois une question d'équité envers le personnel et un investissement dans la qualité et la continuité des services publics.
Pour réaliser des progrès significatifs, il ne suffit pas d'accepter de se rencontrer. Il faut un employeur disposé à prendre au sérieux les priorités du personnel, à respecter les protections existantes et à considérer la négociation collective comme une occasion d'améliorer les milieux de travail, et non d'affaiblir les droits qui y ont été acquis.
Derrière chaque équipe de négociation, il y a des membres qui la soutiennent.
Avec l'annonce de votes de grève pour les groupes Services des programmes et de l'administration (PA), Services techniques (TC) et Enseignement et bibliothéconomie (EB), les négociations entrent dans une étape déterminante.
Du 16 novembre 2026 au 22 janvier 2027, les membres admissibles auront l'occasion de faire entendre leur voix et d'exercer leur droit de vote dans le cadre du processus de vote de grève.
Un vote de grève ne signifie pas qu'une grève aura nécessairement lieu. Il permet aux membres d'exprimer leur position et de donner aux équipes qui les représentent un mandat plus fort à la table de négociation.
Pour le SSG, appuyer ces équipes ne se limite pas à leur témoigner sa confiance. C'est reconnaître que les préoccupations soulevées à la table de négociation prennent naissance dans nos milieux de travail, dans l'expérience des membres qui composent avec des exigences changeantes, l'incertitude et des décisions ayant des répercussions sur leurs moyens de subsistance.
Nos équipes de négociation portent ces réalités à la table. Elles représentent des milliers de personnes dont les besoins, les contributions et les attentes méritent d'être pris au sérieux.
Elles ne devraient pas avoir à porter cette responsabilité seules.
Le SSG appuie sans réserve leurs efforts pour obtenir une convention collective qui protège les droits durement acquis, répond aux réalités d'aujourd'hui et préserve la voix collective des personnes qu'elles représentent.
Nos membres ont démontré leur engagement envers le service public. Il est temps que cet engagement trouve un écho à la hauteur de leurs efforts à la table de négociation.
Les renseignements concernant les prochaines séances d'information sur les votes de grève, les lieux et les modalités d'inscription seront communiqués le 28 octobre. Le SSG encourage les membres admissibles à se tenir au courant et à participer au processus.
Bruce Roy
Président national
Syndicat des services gouvernementaux (SSG)
Alliance de la Fonction publique du Canada (AFPC)